les repasseuses

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Historique





Situé dans le charmant village de Berstett, aux portes du Kochersberg aussi appelé "le grenier à blé", le musée vous invite à la découverte des commerces, métiers, et savoir-faire d'autrefois du nord de Strasbourg.


Le musée des commerces et savoir-faire d'autrefois est à l'origine une collection privée, dont l'idée est née il y a un peu plus de 5 ans. Le projet est issu d'une envie de partager cette passion et d'autre part amener un peu de vie dans le village. La plupart des objets sont issus de récupération ou de dons,  certains sauvés de justesse avant une démolition avec l'aval  des communes qui m'ont permis d'aller sur les sites en démolition pour préserver ce qui pouvait encore l'être.

Le musée en l'état actuel n'est pas ouvert à la visite, la constitution d'une association "les amis du musée" est à l'étude afin que ce beau projet voit le jour et perdure dans le temps de manière pérenne.

                                                      

Le parcours démarre de Schiltigheim, première ville "hors les murs" au nord de Strasbourg, qui se développa à partir de la fin du XVIIIe siècle grâce à l'implantation successive de nombreuses brasseries, contraintes de sortir des fortifications strasbourgeoises afin de pouvoir se développer. La qualité exceptionnelle de la nappe phréatique de Schiltigheim et l'abondance de ses ressources contribua à l'essor de la future "cité des brasseurs".

Au XIXe siècle, avec l'arrivée du chemin de fer, l'essor des villes et villages du nord de Strasbourg fut grandissant. La gare de triage de l'ancienne Rotonde, fut déplacée sur ce nouvel axe qui permit à la ville de Bischheim, avec l'installation des futurs ateliers SNCF de développer son activité commerciale et artisanale.

Ces nouveaux faubourgs furent également des lieux prisés des strasbourgeois, en quête de divertissement, avec la création de nombreux lieux de rendez-vous, équivalents des guinguettes parisiennes, on citera le CHEVAL BLANC de Schiltigheim, le SAPIN VERT de Bischheim, ou encore le célèbre FUCHS AM BUCKEL très prisé d'alors....

Cette nouvelle attractivité des faubourgs du nord de Strasbourg grandit lors de la création de la première ligne de tramway hippomobile puis électrique à la fin du XIXe siècle qui reliait alors Kehl cité frontalière allemande au terminus de Hoenheim.

Ce nouveau moyen de transport permis l'essor de divers commerces, grands magasins Jung, drogueries, quincailleries, épiceries, chaiserie, émaillerie, briqueterie, usines diverses, amidonnerie, brasseries diverses des plus imposantes aux plus artisanales.

Cet essor permit également l'aménagement de nombreux services pour les citoyens, tels que les bains publiques, ou le PAULUS BAD de Schiltigheim dans la mouvance hygiéniste de l'époque. D'autres particularités virent le jour comme la caisse d'épargne dans les bistrots Schillickois, sorte de boîte au lettre ou chaque client avait sa "boite à épargne". Particularité qu'on retrouve également dans les estaminets du nord de la France, à forte population ouvrière.

le musée parle d'une époque de bon sens où l'on voulait que chacun ait de quoi vivre, une politique sociale équitable, comme à Schiltigheim ou chaque nouvel arrivant recevait un lopin de terre dans le Ried afin de subvenir à ses besoins.... l'ancêtre des jardins ouvriers.


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