les repasseuses

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samedi 19 septembre 2015

COMMERCE, ARTISANAT ET INDUSTRIE DE SCHILTIGHEIM

Ce nouvel article est consacré à l'activité commerciale et artisanale et industrielle de Schiltigheim. Il sera complété régulièrement de rubriques au fil des recherches et des découvertes sur les acteurs de la vie économique de la ville.


SCHILTIGHEIM, LA CITE DES BRASSEURS :

Première commune  au nord de Strasbourg, elle est traversée par l'Ill, l'Aar et le canal de la Marne au Rhin.  Son origine remonte à l'antiquité, située sur un axe commercial du temps de l'Alsace gallo-romaine, menant de ARGENTORATE l'actuelle ville de Strasbourg à BROCOMAGUS anciene capitale des Triboques, aujourd'hui, Brumath. L'ancienne voie romaine qui partait de l'actuelle place Broglie suit le trajet de la route de Brumath.(des vestiges ont été retrouvé récemment lors de fouilles rue brûlée, au niveau de l'INPI).

A l'entrée de la commune, sur le site du cimetière Sainte Hélène, à l'embranchement des routes de Bischwiller (ancienne voie supposée romaine) et de la route de Brumath (voie romaine), se trouvait à l'époque gallo-romaine, un vicus d'artisants, terme désignant un "quartier urbain" ou un "bourg".
Cette situation géographique privillégiée, lui donne dès ses origines des opportunités de développement, qui reprendront dès la fin du XVIIIème siècle et au tournant du XIXème.


 cartes des voies de l'Alsace romaine.



INVENTAIRE : 

La ville appelée également Citée des brasseurs, suite au développement de nombreuses brasseries, dont je traiterais l'historique au fur-et-à-mesure, engendre par cette activité un foisonnement d'autres secteurs, dépendants ou dissociés de l'industrie brassicole.
Je démarre donc l'inventaire des différents acteurs économiques, passé ou présent, pérennes ou oubliés qui ont contribué au développement de la cité.

HENRI BARBEY : SERRURERIE,  SOUDURE AUTOGENE. 





2, rue de la glacière, Schiltigheim.

Au Détour d'une flânerie dans les rues du vieux Schillick, j'ai tout de suite été interpelé par cette ancienne enseigne,  dont l'actuel propriétaire ne connaît pas l'histoire. Le site comprend un bâtiment à usage d'habitation et d'anciens ateliers. Ce site fut le siège de l'entreprise de Serrurerie et soudure HENRI BARBEY.

ateliers et habitation.

La société doit dater du début du XXème siècle, en atteste l'enseigne, qui nous renseigne sur son époque. Elle comporte un numéro de téléphone à 4 chiffres, système utilisé de 1912 et1918.


vue aérienne du site.


D'après mes recherches HENRI BARBEY serait originaire de TARARE, dans le Rhône. Il s'y maria.... plus tard je retrouve sa trace à Lyon en 1904, il a alors 23 ans et est mentionné comme serrurier.
Je retrouve notre entrepreneur, génial inventeur aux ETAS-UNIS. Il y dépose un brevet d'invention le 29 mai 1923, période à  laquelle il devait avoir son entreprise à Schiltigheim.

Intitulé du brevet : 

MACHINE POUR COUPER LES FRUITS ET LES LEGUMES DE TOUTES SORTES, SPECIALEMENT LES POMMES DE TERRE.






IL faut  dire que notre ami avait le nez creux, inventer un coupe frite dans le pays du burger....quelle géniale idée, durant les années folles avant la grande dépression. Ca ne pouvait que marcher !

Selon la légende le premier "burger" serait originaire de HAMBOURG, ville portuaire au nord ouest de l'Allemagne qui lui donna son nom.
1885, Charlie Nagreen originaire de la ville de SEYMOUR dans le Wisconsin, place des boulettes de viande de boeuf entre deux tranches de pain et part les vendre à la foire d’Outagamie : Le hamburger était né !

Point de burger....sans frites....et c'est là que l'on revient à notre ami HENRI BARBEY. Plébiscitées aux USA, les "french fries",  qui d'ailleurs ne sont pas si "french" mais dont la paternité revient à nos cousins belges, sont l'accompagnement incontournable du Hamburger.

"La première attestation de l'expression « french fries » en anglais est datée de1894 dans le livre intitulé Rolling Stones de l'écrivain américain  O.Henry, précédée en 1884 de French fried potatoes. Mais c'est seulement à la fin de la Première Guerre Mondialque cette expression décolla aux États-Unis, lorsque les soldats américains qui avaient goûté des frites dans le nord de la France ou en Belgique sont retournés dans leur pays. Comme la langue parlée dans ces régions était le français, ils les auraient tout simplement appelées French fries.
Selon une autre version, c'est le président américain, Thomas Jefferson, parce qu'il aimait beaucoup les frites préparées par son cuisinier français, qui les aurait naturellement appelées « French fries ». On affirme ainsi que Jefferson, président des États-Unis 1801-1809, qui fut aussi ambassadeur en France de 1785 à 1789, a probablement introduit les frites aux États-Unis en 1802, d'une recette très probablement obtenue de son chef français, Honoré Julien, et qu'il évoque de sa main déjà les potatoes fried in the French manner avec son annotation « Pommes de terre frites à cru, en petites tranches ». Là encore, on ne parle pas de bâtonnet.
Toutefois, les frites n'apparaissent dans les livres de cuisine populaire qu'en 1813 en Amérique, d'où leur nom de French Fries, pour les Américains et les Canadiens. Cette explication est cependant contestée."
 source wikipedia.


publicité des années 1920.


La consommation de frites aux USA s'est démocratisée après la première guerre mondiale, les soldats américains y ayant pris goût lors de leur présence dans le nord de la France. C'est avec le développement des premières chaînes de restauration rapide, que la frite et devenue incontournable. White Caste est la première chaîne de restauration rapide américaine fondée en 1921 par Billy Ingram.

1er fast food White Castle,Wichita, USA, 1921.

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